ABCDE - Elisabeth BRIGANT
ABCDE - Elisabeth BRIGANT

Par Elisabeth BRIGANT

Publié le: 27 mars 2017

Et si nous Agissions sans altérer notre nature ?

Et si le A de la petite voix qui murmure nous conduisait au B d’une autre voie qui existe ?

Et si nous Croyions à l’adaptation naturelle et collective à l’œuvre ?

Et si nous Décidions de poursuivre notre chemin dans une autre orientation ?

Et si Ensemble nous vivions en harmonie dans un monde en mouvement ?

 

Au programme

 

« Corps est âme »

Dans la foulée de sa participation au forum européen de bioéthique 2017 sur la thématique « Le transhumanisme, nouvelle forme d’humanisme ? », Antoine St Epondyle - bloggeur en science-fiction et technocritique – approfondit sa réflexion dans une série d’articles revisitant les hypothèses fondatrices de ce courant culturel et intellectuel.

En particulier, la dissociation entre notre esprit/notre identité et notre corps :

-* « un présupposé de base : l’homme serait constitué d’un pur esprit – ou âme – qui serait le siège de la réflexion, de la mémoire et de

l’identité, bref du « moi » lié à un corps mécanique et donc réparable. »

Sauf que nous vivons tous les jours le contraire :

-* « Toute notre expérience du monde prend racine et se déploie dans le prisme de nos capacités perceptives et cognitives. On ne sait rien du monde hors de ce que notre corps en perçoit, enregistre et traite via le cerveau. »

-* « Il n’est rien d’humain que corporel. Nous ne savons rien, nous ne faisons rien, nous ne sommes rien en dehors de notre corps. Notre cerveau, notre moelle épinière, nos mains, notre visage et nos organes internes sont le siège de notre identité. Je n’ai pas un corps : je suis ce corps. »

Suivant la même logique, l’antagonisme entre l’homme et la nature:

-* « le programme transhumaniste invoque les « dangers de la nature » contre lesquels nous devrions nous protéger ».

Là aussi, la réalité quotidienne nous rattrape :

-* « La Terre entière est impactée par notre activité et nos modes de vie »…. « Nous impactons à ce point notre environnement que nous avons donné notre nom à l’ère géologique que nous habitons : l’anthropocène »

-* « Considérer que la nature nous inflige des « défis » est oublier un peu facilement que nous nous les sommes infligés tout seuls. »

-* « Nous ne sommes pas une forme de vie hors-sol, pas plus que notre âme n’est décorporée comme si on l’avait mise dans le cloud. »

 

Remettons à leur juste place les approches mécanistes et matérialistes : des repères culturels et non des dogmes.

-* « Imaginer qu’on règlera les problèmes causés par la technique avec celle-là même est au mieux une aimable expérience de pensée, au pire une dangereuse fuite en avant. Dans le jargon, on appelle ça un forçage technologique. »

 -* « Nos problèmes nous nous les sommes créés tout seuls en voulant, à la suite de Descartes, nous rendre « maîtres et possesseurs de la nature ». On ne règle pas un problème en persistant dans l’attitude qui en est la cause. »

Ressentons les liens forts du corps et de l’esprit, percevons la cohésion entre l’homme et la nature.

-* « Nous ne sommes pas hors du monde. Le monde nous traverse et nous constitue. Le monde, c’est nous et ce que nous en faisons. »

Voyons notre reflet dans le monde et le reflet du monde en nous. Nous voyons ce que nous croyons.

 

 

« L’innovation est un mythe »

De même, pour Edwin Mootoosany, co-fondateur de Ouishare et lauréat du Prix des Talents de la Recherche créé par Rue89 et Fabernovel Institute sur les transformations en cours dans notre société numérique.

Depuis le XVIIIème siècle, la Science et son développement linéaire – le progrès -  ont modelé notre Société et la perception que nous en avons :

-* « La notion de progrès nous vient de la période des Lumières, au cours de laquelle on a fait de la science une espèce d’entité supérieure : d’une certaine manière, à cette époque, la science a pris la place de Dieu. Cette époque a sacralisé la science et la technique. »

-* « Cela a conditionné l’émergence de la société dont nous sommes les héritiers avec une idée centrale : l’histoire a un sens, les souffrances passées vont permettre l’émancipation de l’humanité. C’est ce qu’on appelle le progrès. »

Jusqu’à la singularité de notre époque : le mouvement que nous voyons comme inéluctable et la peur viscérale que nous avons de ses effets.

-* « D’une certaine manière, le progrès, notamment l’idée que le perfectionnement continu des techniques se traduit par une amélioration des conditions matérielles et morales de l’humanité, est devenu illusoire avec la deuxième guerre mondiale et l’explosion des deux bombes atomiques au-dessus de Nagasaki et d’Hiroshima. Non, la science et la technique ne sont pas neutres et cette idée d’un progrès linéaire qui va vers l’émancipation de l’humanité ne tient pas. »

-* « Nous sommes empêtrés dans un paradoxe : nous sommes confrontés à une injonction permanente au mouvement et, dans le même temps, à une peur viscérale de celui-ci. »

-* « Elle vient des discours sur « la fin du travail », sur ‘l’uberisation’, sur ‘la transformation digitale de l’entreprise’ etc. Tous ces éléments qui construisent une vision du futur assez anxiogène poussent à créer des visions du futur différentes – bien qu’elles soient, encore une fois, très peu définies. »

 

La mise en mouvement, boostée par l’innovation, fait émerger nos aspirations à un futur différent.

-* « En ce moment, effectivement, « l’innovation » pousse beaucoup d’acteurs à l’action (des grandes entreprises, des start-up, des écoles, même des politiques...) On crée des fonds d’investissement, des lieux, des incubateurs. Mais ça reste un terme assez obscur. C’est un terme qui regroupe des réalités différentes en fonction des personnes qui l’emploient. Avant, on parlait plutôt de progrès... »

-* « Aujourd’hui, on voit ce concept d’innovation émerger sans vraiment savoir ce qu’on met dedans. C’est encore très flou. Mais il y a un engouement derrière ce terme parce qu’il y a une volonté de penser un futur différent, peut-être plus enviable – c’est en ce sens que l’innovation semble être un concept intéressant. »

-* « Schématiquement, d’un côté on a un progrès linéaire, prévisible de l’autre une innovation réticulaire et chaotique. On passe d’une découverte individuelle protégée par un brevet à une découverte collective, qui émerge dans une communauté, en open source...  On est vraiment en train de passer à une autre approche du futur. »

Modelés par le passé, nous sentons les limites de notre compréhension des changements en cours.

-* « les travaux de Schumpeter et Kondratiev sont avant tout descriptifs : ils ont regardé ce qui s’est passé dans l’histoire, sans se risquer à affirmer que des séquences analogues devaient nécessairement se répéter dans le futur.

-* « La lecture en cycle est une grille de lecture intéressante, mais elle ne peut en aucun cas guider une politique économique d’innovation car elle aplatit systématiquement le réel. Il faut au contraire en appréhender la complexité si l’on veut répondre aux enjeux qui sont les nôtres aujourd’hui. »

Inversons la causalité. L’innovation émerge d’une dynamique sociale.

-* « ce n’est pas tant l’irruption d’une nouvelle technologie qui va permettre la reconfiguration de la société autour de celle-ci mais bien une prédisposition sociale qui permet l’irruption, le développement et la diffusion d’une nouvelle technologie.

Il faut alors renverser notre analyse de l’innovation technologique et appréhender les conditions financières, sociales, économiques et idéologiques de son apparition plutôt que d’en étudier les effets. »

-* « Les personnes qui portent des projets le savent, ce sont les enjeux politiques, économiques, de pouvoir, qui font la réalité. Ce n’est pas une personne dans son coin qui va avoir une illumination qui va permettre la diffusion d’une technologie. C’est la rencontre d’un ensemble de publics autour de sujets précis, c’est la construction d’un discours qui crée l’émulation et c’est la diffusion dans les différentes strates de la société qui fait l’innovation. »

Etre conscient du passé et rêver le futur nous fait agir au présent.

-* « En appréhendant les influences du passé sur le présent d’une part, et admettant que celui-ci est conditionné par notre vision du futur d’autre part, nous redonnons de l’épaisseur à ce présent. Nous le rendons profondément contemporain. Nous sortons d’une lecture radicale de l’histoire par révolution. Nous nous remettons au travail pour découvrir les structures sous-jacentes à l’innovation. »

 

C’est déjà à l’œuvre.

 

Voyons les transformations réelles (innovations techniques, structurelles, économiques…) émerger de soi, individuellement et collectivement.

-* « Il y a le travail contraint, celui qu’on va faire pour ‘gagner sa vie’ et puis il y a ce qu’André Gorz appelle la ‘production de soi’. C’est l’ensemble des activités que l’on effectue sans autre finalité qu’elles-mêmes. Ce sont les activités ludiques, culturelles, associatives… Une forme d’inutilité utile en somme. »

-* « A ses débuts, l’économie collaborative a porté tout un tas de valeurs alternatives et puis à un moment elle s’est trouvée récupérée par la machine capitalistique. On rencontre communément deux lectures assez opposées :

•l’économie collaborative comme vecteur de lien social : on recrée des communautés dans les territoires, localement, etc.

•l’économie collaborative comme la dernière victoire du capitalisme, la marchandisation de son espace privé, de son temps privé… »

-* « Je pense que ces deux réalités coexistent. Je considère que le capitalisme est quelque chose qui mute en permanence et qui réintègre les éléments de sa critique pour se transformer. Et c’est sans doute la meilleure manière de faire pour le rendre plus vertueux. »

Choisissons de nourrir nos histoires / notre Histoire de nos rêves de futur. Ensemble, orientons les transformations pour le bien de tous.

-* « Il faut repenser ce qu’on entend par ‘faire société’, que ce soit les mécanismes de solidarité verticale (solidarité envers les générations futures) et horizontale (solidarité envers les générations qui partagent notre présent).»

 

« Et si vous écoutiez votre intuition ? »

Notre intuition prend soin de nous.

-* « Sandrine Sabatier fait un métier à risques. Responsable de l'éthique chez Médecins sans frontières, elle se rend souvent dans des pays en conflit ou victimes de catastrophes naturelles. Pour faire face aux dangers potentiels, elle n'hésite pas à s'en remettre en partie à son... intuition. »

-* «Contrairement au mental, le corps ne ment pas. On gagne toujours à l'écouter, souligne-t-elle. »

-* « Prendre en compte cette voix intérieure me fait me sentir davantage centrée et m’apporte confiance et apaisement. »

Elle agit tel un court-circuit de notre mental, voire du Temps.

-* « Intuition vient du latin intueri qui désigne l'action de regarder de l'intérieur. Dans le dictionnaire, elle est définie en substance comme la faculté de produire une information sans recourir à l'intellect. »

-* « Simple raisonnement inconscient pour les uns, «intelligence du ventre" pour les autres, elle confine, pour les plus «visionnaires", à la prescience ou la prémonition. ».

-* « Pour ce docteur en intelligence artificielle [Alexis Champion|, qui a créé il y a sept ans une école de l'intuition baptisée Iris, cette faculté s'apparente davantage à une sorte de connaissance anticipée du futur. »

 

Ouvrons-lui la porte et sortons de nos limites intellectuelles.

-* « couper avec le bavardage du mental pour se mettre à l'écoute de son ressenti. D'après les «pratiquants», l'intuition n'est pas un don. Elle se manifeste chez tout le monde, mais encore faut-il créer les conditions de son émergence et, surtout, lui prêter attention »

-* « La percée s'est faite après que certains grands patrons eurent constaté les limites des outils mathématiques d'aide à la décision. »

-* « De grandes figures du patronat comme Bertrand Collomb, président d'honneur de Lafarge, n'ont pas hésité à faire leur «coming out», reconnaissant qu'on avait beaucoup trop écouté ces modèles et que l'intuition avait aussi un rôle à jouer dans la prise de décision. »

-* « on commence aussi à entendre parler «intuition" dans ce temple du rationalisme qu'est l'entreprise. Après avoir été longtemps considéré comme un manque de rigueur, voire une marque de faiblesse, le recours à cette ressource n'y est plus totalement tabou. Vue comme une autre forme d'expertise, l'intuition devient même pour certains une des clefs du management de demain. »

 

Renouvelons notre perception de l’espace-temps

-* « Le chercheur américain Dean Radin a notamment réalisé une expérience dont les résultats interpellent. Il a fait défiler de manière aléatoire des images tantôt neutres tantôt anxiogènes sous les yeux de sujets bardés de capteurs reliés au cœur et à la peau. Très vite, ces derniers se sont mis à anticiper l'apparition des images de catastrophe ou de meurtre par un stress corporel plus marqué. Pas encore la preuve que la précognition existe, mais tout de même troublant! »

-* « On touche là aux lois de l'espace-temps. Déjà, à son époque, Einstein prétendait que ‘la distinction entre passé, présent et futur est une illusion’ et que ‘le temps ne s'écoule pas dans une seule direction’».

 

Extériorisons notre meilleur potentiel

-* « Chercheur au CNRS, le physicien Philippe Guillemant […] avance que ‘notre futur serait déjà réalisé selon de multiples versions ou branches, coexistant simultanément de façon omniprésente, mais à l'état de potentiels non encore vécus’. Il ajoute que ‘nous aurions une faculté d'activation immédiate de l'avenir qui correspond le mieux à nos intentions parmi les multiples parcours possibles de notre vie’. »

 

L’Intuition est l’intelligence naturelle de la Vie.

Ecouter son intuition, c’est Agir avec la Vie qui se déploie.

 

 

ABCDE – Elisabeth BRIGANT

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